Aller au contenu Aller à la navigation Aller à la recherche Aller au pied de page Accessibilité

Chenilles processionaires du pin

Les chenilles processionnaires du pin sont de retour sur de nombreux résineux de la commune. Tous les pins sont ou peuvent être touchés.
Voici quelques informations et conseils pour s’en débarrasser.

Quelles sont ses caractéristiques ?

La chenille processionnaire du pin est la larve d’un papillon de nuit, dont la femelle pond essentiellement ses œufs dans les pins ou les cèdres. Au printemps, les chenilles en procession quittent l’arbre pour aller s’enfouir dans le sol à quelques centimètres sous terre. Les processionnaires du pin sont brunes avec des taches orangées. Recouvertes de poils, leur pouvoir urticant provient d’une fine poussière qui se détache de plaques situées sur le dos et la partie postérieure de la chenille.
Ces poils qui, dispersés par le vent ou par l’humain (tonte de la pelouse, destruction d’une procession...) peuvent directement ou indirectement provoquer une irritation chez les personnes et les animaux. Les enfants, les personnes allergiques ou âgées sont particulièrement vulnérables.
Dans le cas des animaux, ils peuvent souffrir de divers symptômes (bave abondante, langue gonflée). Il est indispensable d’aller voir un vétérinaire le plus rapidement possible.

Comment lutter contre la chenille processionnaire ?

Les actions de lutte à mettre en œuvre sont liées au cycle de l’insecte et différentes selon les régions et les conditions climatiques. La lutte contre ces chenilles relève à la fois de la responsabilité de la commune et de celle de tous les propriétaires privés d’arbres touchés.
Il convient donc que chaque propriétaire agisse chez lui à son niveau.
Les traitements sont à refaire chaque année et doivent donc être maintenus tant que des nids existent dans notre région. Quelle que soit la méthode envisagée, ne prenez pas de risques inutiles. Des professionnels sauront vous proposer la solution la mieux adaptée à votre situation. Attention, il est essentiel d’avoir un équipement de protection !

Nid de chenilles

Différentes actions peuvent aussi être effectuées :

  • Mesures préventives et écologiques :
    - Améliorer la biodiversité des peuplements (feuillus) afin de freiner la propagation de l’insecte.
    - Favoriser l’implantation des prédateurs (coucou, mésange) et parasites : nichoirs à mésanges, …
    À savoir : le principal prédateur des chenilles processionnaires est le grand calosome, insecte coléoptère vivant sur le sol. Plusieurs espèces de guêpes ainsi qu’un champignon, le cordiceps, peuvent également les parasiter.
  • Lutte mécanique :
    Traitement à effectuer de novembre à avril.
    - Couper et brûler les branches porteuses de pontes, pré-nids et nids.
    - En cas d’attaque ponctuelle, sur des arbres facilement accessibles, se protéger contre les risques d’urtication (combinaison, masque, lunettes, gants).
    À savoir : l’eau de Javel désolidarise les larves dans un 1er temps, avant de les tuer
    sur le long terme (peut se révéler inefficace à court terme).
  • Lutte biologique : l’éco-piège
    A installer contre le tronc de l’arbre infesté, hors de portée des enfants et des animaux.
    Il est constitué d’une collerette permettant de recueillir les chenilles et d’un sac rempli de terre ou de compost dans lequel sont piégés les insectes.
    Il faut se protéger soigneusement contre les risques d’urtication.
    Traitement à effectuer de fin janvier à mai.

Fiche technique éditée par le Parc du Pilat